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La Fanfare de Reyrieux

  fanfare 1920

 1920

Cette société musicale créée en I850, eut un essor remarquable sous la direction de son chef CHABERT, en remportant des prix à plusieurs festivals, en particulier celui de Toulon.

Son but était d’assurer des concerts sur la place publique, d’exécuter des morceaux de choix au cours des funérailles de ses membres honoraires, des cérémonies de la Fête-dieu et des manifestations officielles communales.

Fanfare 1930

1930

Elle participait aux festivals, aux fêtes locales ou régionales suivant la demande.
Aidée financièrement par la commune, elle organisait chaque année le banquet de la Ste Cécile, sa patronne.

fanfare1960

1960

Devant le manque d’éléments, elle se joignit en 1964 à l’harmonie de Trévoux,en assurant avec l’aide de cette dernière les cérémonies officielles annuelles.

Les Pompiers de Reyrieux

Jusqu’au milieu du 19éme siècle, la lutte contre l’incendie dans notre commune est rudimentaire. Le tocsin rassemblait les villageois qui formaient des chaînes de seaux depuis les points d’eau jusqu’au sinistre ….

En 1857, la municipalité prévoit l’achat d’une pompe à incendie, pour 400 Francs de l’époque. Elle ne sera livrée qu’en 1862. C’est à cette date que la compagnie fut créée. 1000 Francs seront alloués à l’équipement.

En 1882, le corps est constitué et compte 35 membres. La pompe à bras restera en service jusqu’au lendemain de la deuxième guerre mondiale. Le chef de corps était alors le lieutenant Laurent CLUGNET. C’était un ancien de 14-18, un personnage, forte moustache, carrure puissante et un voix terrible qui faisait trembler les vitres lors du répertoire de chansons, pour les agapes de la Sainte barbe !!!.

Pompier1

1900

Pompier2

1953 Réception de la moto-pompe

En 1953, le commandement était assuré par Emile THIVENT lors de la réception de la première moto-pompe. Puis, plusieurs véhicules furent mis en service :

Une Rosalie en 1960,
Un Dodge en 1965,
Un premier secours Sicli en 1974.

Georges JACQUART prend le commandement cette même année, suivi de Pierre GUICHARD en 1981.

En 1987, les pompiers de Reyrieux, Trévoux, Parcieux, Massieux, St Didier et Mizérieux regroupent le matériel et le personnel en un Syndicat Intercommunal à Vocation Unique (SIVOU). Monsieur DURIAT en est le président.

En 1995 Jean Paul SERTELON devient le chef de corps.

En 1997, l’ensemble des moyens rejoignent le centre de secours construit à Trévoux.

Les Conscrits

 

 

 

1798 : un événement bouleverse la vie des campagnes: la « conscription »!.

Puisant son origine dans le règlement militaire instauré par Frédéric-Guillaume 1 er, Roi de Prusse, qui trouvait là le moyen de renforcer son armée à bon compte, la loi instituant la conscription est votée, à l’instigation du député Jean-Baptiste Jourdan, par l’Assemblée des Cinq cents, le 18 fructidor An V, c’est-à-dire le 5 septembre 1798.

Le service militaire n’est plus réservé, comme sous l’Ancien Régime, à des armées de métiers formées essentiellement de nobles (les officiers) et de vagabonds ou de mercenaires (les soldats). D’ailleurs l’article 1 er de la loi Jourdan stipule: « Tout français est soldat et se doit à la défense de la patrie » – enfin, en principe! Car si les jeunes gens de 20 à 25 ans sont appelés sous les drapeaux par tirage au sort, et pour une durée de 5 ans au moins, les plus fortunés auront la possibilité de se trouver un remplaçant moyennant finances.

 

Frédéric-Guillaume 1er

Jourdan

Le tirage au sort s’effectuait sur la base d’un contingent minimum de 35% de conscrits par canton, célibataires ou veufs sans enfant.

En prévision des « dispensés » ou « réformés », le Conseil de révision distribuait des numéros – il valait mieux, bien évidemment « tirer » le n° 100 que le n° 1! – Pour être retenu il fallait répondre à des critères, essentiellement physiques: 1m 60 minimum, pas de difformités des membres (elles étaient fréquentes à l’époque), une bonne dentition…

Parmi ceux qui ne pouvaient « acheter » leur dispense, certains n’hésitaient pas à se mutiler volontairement. L’index droit coupé, par exemple, les rendait inaptes au tir et ceux qui s’étaient cassé les « dents du devant » ne pouvaient plus déchirer les étuis de papier contenant la poudre à fusil. La loi Jourdan était très impopulaire. Elle fut abolie par le roi Louis XVIII, après la chute de l’Empire de Napoléon Bonaparte qui n’hésitait pas lui, à y avoir recours pour les besoins de la Grande Armée.

En 1905 le tirage au sort est enfin supprimé, le service militaire est obligatoire pour tous les citoyens mâles.

 

La tradition des Conscrits remonte au siècle dernier. A l’époque, révolue, du tirage au sort des conscrits qui s’effectuait à l’Hôtel de Ville, les jeunes hommes de 20 ans faisaient la fête avant d’être appelés à servir sous les drapeaux durant de longues années. Or, pendant le Second Empire, deux jeunes Caladois se présentèrent devant les autorités, vêtus des habits noirs et gibus. L’année suivante, ses successeurs firent de même. La coutume s’instaurait.

En 1880, le Caladois Charles HUGAND fut le premier à vouloir fêter l’anniversaire de son tirage au sort, 20 ans après. Au fil des ans, l’idée a été reprise par d’autres. La tradition était née et ni la fin du tirage au sort en 1905, ni l’abrogation du Service national en 1998 ne l’a pas arrêtée.

 

Classe 1915

Classe en « 0 » 1950

Le Conscrit est reconnaissable à sa tenue : le noeud papillon, le gibus, l’écharpe blanche ainsi que le bouquet d’oeillets mimosas qu’il porte pendant toutes les festivités.
Son âge se reconnaît à la couleur du ruban qui orne le chapeau (vert pour les 20 ans, jaune pour les 30 ans, orange pour les 40 ans, rouge pour les 50 ans, bleu pour les 60 ans, violet pour les 70 ans et tricolore à partir des 80 ans).
Il faut savoir que chaque classe possède sa propre chanson -humoristique- qu’elle entonne à tout moment de la semaine dans une bonne humeur communicative.

 

Le Jour J, les conscrits de toutes les décennies déboulent dans le village et font « la Vague »(c’est-à-dire qu’ils cheminent alternativement par rangées de gauche à droite, donnant un effet de vague au défilé). Chaque classe d’âge est précédée solennellement par une fanfare. Ce grand cortège fait le parcours dans le sens aller… et retour. Il faut du souffle pour couvrir la distance !

Ensuite, les conscrits, fourbus mais ravis, vont faire bombance avec leurs invités dans un grand banquet. La journée finit par un grand bal avec orchestre.

Pour en savoir plus sur les conscrits lire notamment le livre « Les Conscrits de Villefranche en Beaujolais » de J.J. PIGNARD (Editions de Trévoux/SME)