19xx – xx : Reyrieux et sa vocation thermale

Des thermes, autrement dit bains chauffés, notre localité les collectionne. Il y a d’abord ceux d’époque romaine et probables, encore enfouis en partie dans le sous-sol de la Font-Bénite ; puis ceux de la même période mis à jour en 1992 à Saint-Sorlin. Ce genre de confort la villa tout aussi gallo ­romaine de Châteauvieux en était de son côté certainement pourvue.

Et puis, il y a ceux du dernier siècle, toujours chauffés au bois comme les précédents et ceux-là ont repris place tout récemment dans notre histoire, simplement par le fait d’un sondage effectué en juin 1997 dans un terrain communal proche de l’ancien hôtel des eaux minérales qui rencontra les vestiges de l’établissement thermal du meunier J.-C. Perret.

Le site ne présentant aucun caractère d’antiquité, il fut décidé de le reconnaître dans la mesure du possible et 100 m environ de carrelages et autres restes de sols ainsi dégagés avec le dynamique concours de M. BABAD et de quelques dévoués bénévoles. Assez pour qu’il soit possible d’y discerner les bains froids et les bains chauds, les bassins recueillent les boues minérales et le système complexe des canalisations ; aussi de constater qu’après son inauguration en juin 1861 l’établissement n’eut qu’une activité de plus en plus réduite, tout au plus durant 20 années.

Ce fut même un but de visiter les 20 et 21 septembre dans le cadre des Journées du patrimoine avant que le tout disparaisse sous le parking prévu.

Un rapport détaillé, illustré de photographies le concernant, est déposée à la salle d’expositions du groupe Châteauvieux où il sera accessible à tous.

Henri BARTHOUX