Histoire simplifiée de Reyrieux

Appelé respectivement RARIACO, REYRIACO, RAYREU, RAIRIEU, dans le passé, cette paroisse apparaît pour la première fois dans une chartre de 981.

En 984, son église faisait déjà partie des possessions de l’Eglise de LYON.

Un Guichard de Reyrieux est mentionné en 1096 comme bienfaiteur d’un prieuré. En 1186, Etienne II de Villars donnait à l’Abbaye de l’Ile Barbe ce qu’il possédait à Reyrieux. Il laissait une fille, Agnés, qui, mariée à Etienne de Thoire fonda ainsi la Maison de Thoire – Villars.

Carte Reyrieux vers 1617

En 1226, il y avait à Reyrieux un clos de Villars et un Mas appelé Saint Martin. Un Jean de Veyssieux est cité dans un acte à cette date : Il céde à Guichard de Frans, Chevalier, diverses terres, curtils et possessions à Reyrieux.

A la fin du 14 ème Siécle, Humbert II de Thoire – Villars affranchit les « mainmortables » de Reyrieux, dont les biens étaient soustraits au droit de mutation (NB : Les habitants de Reyrieux étaient « mainmorte » et de « serve condition »).

En 1402, le dernier Thoire – Villars, Humbert II, vends ses terres de Dombes à Louis II de Bourbon. C’est le début de la Principauté des Dombes.

Une dérivation du ruisseau « talençon », qui a donné son nom aux habitants du village, à fait tourner des moulins pendants plusieurs siècles (voir moulins) il a té d’une grande utilité pour l’irrigation des prés, faite à certaines périodes de l’année et à « heures réglementées »

Le Château de Robillon, Hameau de Balmont, possédé de 1672 à 1780 par Cadet de Garnerans, était le siége de la haute Cour de Justice des Dombes. Le mur d’enceinte date de 1772.

Louis II de Bourbon

Le Château de la Brosse, est érigé en 1735 par le Duc du Maine, Souverain des Dombes, en faveur de Jérôme Duplessis, Ecuyer, Maître des Requêtes au Parlement de Trévoux. En 1770 il appartient à la famille Bellet de Tavermont qui le fit démollir en 1872 pour faire place au château actuel.

Le Chateau de La Brosse

Déjà, au 12 ème siècle, les hameaux étaient dénommés :

  • Coste du Chateauvieux
  • Mas Martin
  • Mas de Veyssieux
  • Mas de Provinger
  • Mas du bray

Au 18 ème siècle, d’autres hameaux sont cités :

  • Balmont
  • Les Bruyères
  • La Grotte
  • Cornu
  • Herbevache
  • Pollieu
  • La Roche
  • Les Sables
  • Saint Sorlin (ou il y avait une chapelle)

Au 13 ème siècle, REYRIEUX était traversé par deux routes de grande communication :

  • L’une de TREVOUX à VILLARS
  • L’autre de LYON à PARIS (via MACON)

Elles étaient sillonnées par des diligences. A Balmont, il y avait un relais de poste avec une auberge et un forgeron. En 1750, l’auberge servit de repaire au célèbre brigand Mandrin (il aurait caché un butin au pied de l’un des chênes dans la montée de Balmont ….. Ceci explique peut être la soudaine richesse de quelques familles !!!).

Louis Mandrin

Toussieux fut un hameau de Reyrieux jusqu’en 1900.

Au dessus du coteau de Balmont, commence la Plaine des Bruyères, théâtre en l’an 198 d’une terrible bataille entre Septime-Sévère et le Proconsul Albinius. Il y aurait eu 300 000 combattants.

Au plein moment de la révolution agricole du XIX siècle, vers 1850, Reyrieux demeurait une importante communauté rurale (céréales, vignobles, chanvre, noyers). Trois moulins à blé, un pressoir à huile fonctionnaient sur le ruisseau de Talençon. En 1859, on redécouvrait la source ferrugino-sulfureuse jadis exploitée par les Romains; un peu plus tard, on devait élever un Hôtel des Eaux.

Cinquante ans plus tard, à la veille de la Grande Guerre, la vie agricole demeurait l’essentiel de l’activité, avec l’apparition du colza, du maïs, le recul du chanvre et le développement de l’élevage comme partout en Dombes. Le marché hebdomadaire du jeudi était très animé; la bourgade qui avait conservé ses activités artisanales et son commerce de détail, possédait déjà de nombreuses résidences bourgeoises ou les familles de la bourgeoisie lyonnaise venaient passer la belle saison.

Jusqu’aux abords de 1960, Reyrieux restait un gros village calme, un peu « vieillot », puis est venu une sorte de mouvement d’urbanisation remontant de Lyon, avec l’implantation de nouvelles entreprises dans la plaine alluviale.