Le Port Bernalin

Depuis très longtemps, on y passait d’une rive à l’autre, car l’endroit était guéable.En effet, avant les travaux de dragages et la modernisation de la navigation, un cavalier ou un conducteur de char pouvaient traverser l’étiage.

Un bac assurait la sécurité des personnes à pied, on en trouve la trace en 1638.

Le nom « Bernalin » vient d’un notaire de Reyrieux qui vivait au 14ème siècle. Il laissa aussi son nom à une fontaine à Parcieux et à un domaine seigneuriale de Reyrieux.

Le 26 janvier 1633, Benoit CACHET obtint du Prince des Dombes le droit de remettre en état le port et d’y faire venir des bateaux pour faire passer la Saône aux personnes et aux marchandises, moyennant rétribution.

Les choses s’organisent, d’autant plus que le halage, qui existe déjà, apporte un complément d’activité.

L’auberge ouvre : le plus ancien tenancier connu est Claude TOULIEU, qui se déclarait en 1637 « Pécheur, Batelier et Marchand de poissons ». Il eu 6 enfants, mais aucun ne repris l’exploitation familiale.

Vinrent ensuite la Famille ROZET qui firent de la maison Bernalin leur port d’attache pendant 70 ans.

La maison fut vendue comme « bien national » pendant la Révolution.

En 1793, c’était un lieu d’accostage et d’embarquement surveillé par la Garde Nationale. Les gardes étaient logés a l’Auberge du citoyen DHURIAT.

La maison et la tuilerie adjacente furent détruites par la grande crue de 1840. Elles seront reconstruites en pierres.

Le Halage va perdurer jusqu’à le première guerre mondiale. C’est à cette époque que le bâtiment prend le nom de « Relais des Escuries ».