La Saône

La Saône à Vioménil

petite saone

La petite Saône

saone a viomenil

La Saône à Gray

Saone a gray

 Ethymologie

La Saône doit son nom à la tribu celte des Sequanes et à la déesse tutellaire Souconna ou Sauc-Onna. La Saône portait 3 noms : Brigoulus, Souconna et Arar. C’est finalement Souconna qui lui est resté, que les moines copistes ont progressivement renommé saoconna, d’où elle tire son nom de Saône.
Géographie

Elle prend sa source à Vioménil au pied de la falaise des Monts Faucilles (département des Vosges) à 405 m d’altitude et se jette dans le Rhône à lyon, à l’altitude de 163 mètres. C’est une rivière de 480 km de longueur2, dont le Doubs est le principal affluent. Avant la confluence située à Verdun-sur-le-Doubs en Saône-et-Loire, la Saône est appelée petite Saône, ce qui montre bien la forte contribution de la rivière franc-comtoise, dont le débit moyen est légèrement plus fort (175 contre 160 m³/s) : certains en concluront que la Saône se jette dans le Doubs et non l’inverse. Par sa taille de bassin versant, la Saône domine avec 11 500 km2 contre 7 500 pour le Doubs.

La Saône est d’ailleurs la première rivière de France par la taille de son bassin versant avec 30 000 km2 à Lyon (soit 1/18e du territoire métropolitain).

Son ancien nom avant le monde romain était Arar. Il est le doublement de la racine indo-européen ar = eau, car, s’écoulant lentement, il est difficile parfois de deviner son sens (selon César, dans La Guerre des Gaules). Son nom actuel vient d’une source sacrée, Sauc-Onna, située à Chalon, dont le nom fut donné à l’ensemble de la rivière par les légionnaires romains.

La petite Saône

La petite Saône a un régime pluvial (parfois influencé par la neige) avec une très forte influence océanique. Les sols, peu propices à l’infiltration, sont vite saturés et favorisent le ruissellement. Très vite le débit gonfle, et dès après avoir reçu les eaux de la Lanterne, la Saône est devenue une puissante rivière.

Le module de la Saône est observé depuis 44 ans (1964-2007) à la station hydrologique de Ray-sur-saône, localité située une trentaine de kilomètres après le confluent de la Lanterne, entre Port-de-Saône et Gray. Il est de 59,7 m3/s pour une surface de bassin de 3 740 km2 (bassin supérieur de la petite Saône), avec un maximum annuel de 64,5 et un minimum de 54,8.

La rivière y présente des fluctuations saisonnières de débit, avec des crues hivernales de 84 à 108 m3 de décembre à mars inclus, et des maigres d’été, en juillet-août-septembre, avec une chute du débit moyen mensuel jusqu’à 16,9 m3 au mois d’août3.

La lame d’eau écoulée dans le bassin supérieur de la petite Saône est de 505 millimètres annuellement (contre 687 pour la seule Lanterne), ce qui est élevé et résulte d’une pluviosité très abondante sur la partie vosgienne de son bassin. Le débit spécifique (Qsp) se monte à 16,0 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Le débit instantané maximal enregistré a été de 930 m3/s le 19 décembre 1982.
La grande Saône

La grande Saône est formée par l’union du Doubs et de la Saône à verdun-sur-le-Doubs. Le Doubs y apporte un débit moyen interannuel de 175 m3/seconde et la Saône 160 m3.

La grande Saône ne reçoit plus que de modestes affluents qui modifient peu le régime hydrologique et notamment les crues. La grande Saône s’écoule dans une vaste et large plaine (jusqu’à 3 km de large) jusqu’à l’entrée de Lyon, dans la cuvette de l’ancien lac bressan. La pente est très faible et sans les aménagements hydrauliques visant à garantir jusqu’au nord de Chalon un chenal de navigation profond, les débordements seraient plus fréquents.

À la station hydrologique de Couzon-au-mont-d’or à l’entrée de l’agglomération lyonnaise, les observations effectuées de 1969 à 1986 ont montré un débit moyen interannuel de 473 m3/seconde, avec un débit de crue centennale de 3 180 m34. La lame d’eau écoulée pour la totalité du bassin versant de la rivière est de 501 millimètres et le débit spécifique ou Qsp monte à 15,8 litres par seconde et par kilomètre carré du bassin.